Unsa – Autoroutes

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dimanche 12 octobre 2014

Les profits des sociétés d’autoroutes sous surveillance


 
No comment ! Hier au siège de la Sanef comme à celui de sa filiale SAPN (Sociétés des autoroutes Paris-Normandie), ou encore à l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Afsa), nul ne se risquait à commenter les déclarations du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, qui avait annoncé la veille qu’il remettrait, avec la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, « des propositions concrètes » visant à mieux encadrer les concessionnaires autoroutiers.

En réponse à une question de la députée de l’Aisne Marie-Françoise Bechtel (Mouvement républicain et citoyen), le ministre avait évoqué « la modification de la formule tarifaire, la mise en place d’une autorité indépendante pour évaluer le bien-fondé des travaux et des hausses tarifaires », ainsi que « les obligations de publicité et de concurrence dans les travaux menés par ces sociétés ». Et enfin « un rééquilibrage du modèle économique en faveur du concédant et des usagers ».

« Rentabilité Non justifiée »

vendredi 10 octobre 2014

Ecotaxe: Ségolène Royal veut la remplacer par une taxe sur les sociétés d'autoroute


ECOTAXE - Face à la bronca déclenchée par sa décision de suspendre sine die l'écotaxe, Ségolène Royal assume et fixe déjà ses pistes pour compenser le manque à gagner fiscal. "Ma priorité reste le prélèvement du profit des autoroutes. C'est quand même le bon sens et c'est un principe pollueur payeur", a déclaré la ministre de l'Ecologie ce jeudi 9 octobre, lors d'une conférence de presse consacrée à son projet de loi sur la transition énergétique.

"La question du payeur usager n'est absolument pas remise en cause, mais doit faire l'objet d'une construction qui prenne en compte les difficultés réelles des entreprises" de transport, a-t-elle dit. Très critiquée par les écologistes, les ONG mais également par d'anciens ministres de l'Environnement, la décision de Ségolène Royal d'en finir une fois pour toutes avec l'écotaxe a toutefois été saluée par le premier ministre.
"C'est une décision sage car le dispositif était devenu incompréhensible. La ministre a eu raison de suspendre son application sine die. Il faut trouver une solution pérenne et simple", a pour sa part réagi le chef du gouvernement Manuel Valls dans le train qui le ramenait de Lille, selon son cabinet.

"La priorité, aujourd'hui, c'est l'emploi"
Expliquant sa décision de suspendre sine die la dernière mouture du projet d'écotaxe sur les poids lourds, la ministre a mis en avant les difficultés économiques rencontrées selon elle par les transporteurs.
"Pour être appliquée dans les entreprises, celles-ci doivent changer totalement leur système informatique" et "les entreprises ont alerté sur le fait qu'il fallait équiper tous les camions et que ça représentait un coût", a-t-elle dit. "La priorité aujourd'hui, c'est l'emploi. Si l'expérimentation du système écotaxe doit poser des problèmes économiques supplémentaires aux entreprises et menacer l'emploi, les décisions de bon sens doivent être prises", a-t-elle estimé.

Selon elle, "les entreprises ont pris connaissance la semaine dernière de la publication des profits des sociétés d'autoroute, et cet élément-là a suscité beaucoup d'interrogations, pour ne pas dire de la colère dans les entreprises qui s'apprêtaient à être taxées".

"Sur 100 euros de péage payés par l'usager, 22 sont du profit net pour les sociétés d'autoroute (...) qui ont permis la redistribution de 15 milliards de dividendes depuis la privatisation. On comprend que les entreprises de transport routier aient demandé d'abord la mise à plat des flux financiers", a-t-elle jugé, soulignant "le côté un peu choquant de voir les sociétés d'autoroute en situation de monopole faire autant de profits".

Elle a indiqué qu'un groupe de travail allait se mettre en place la semaine prochaine avec toutes les parties prenantes "pour qu'on puisse mettre à plat les flux des sources de financement... Et les solutions à trouver. Certains ont évoqué la vignette... On ne va pas faire les choses dans la précipitation".

Sources : AFP

mercredi 8 octobre 2014

Autoroutes : l'Etat s'attaque à la rente des péages

le gouvernement a affirmé vouloir revoir le modèles des sociétés privatisées en 2006 afin de faire baisser les prix payés par les automobilistes

à lire ici : lien
 
 

jeudi 18 septembre 2014

LA RENTE DES SOCIÉTÉS D'AUTOROUTES DÉNONCÉE PAR L'AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE


Les sociétés françaises d'autoroutes affichent une rentabilité "exceptionnelle" qui ne se justifie "ni par leurs coûts ni par les risques auxquels elles sont exposées", estime l'Autorité de la concurrence.

Dans un avis à paraître ce jeudi, que le journal Les Echos s'est procuré, l'Autorité estime que le poids de leur dette, mis en avant par ces sociétés pour justifier leurs profits, "apparaît largement soutenable et est par ailleurs géré dans l'intérêt des actionnaires, à qui est distribuée la totalité de leur bénéfice".

Après la Cour des comptes l'an passé, elle estime que la régulation de l'Etat dans ce domaine est "défaillante" et pointe un "déséquilibre des forces entre une administration isolée et des entreprises puissantes". 

Toujours selon Les Echos, l'Autorité de la concurrence formule une série de recommandations, dont celle d'une révision du mécanisme d'indexation des péages sur l'inflation, proposant sur ce point une formule qui intégrerait le niveau de trafic.

Mais elle reconnaît que c'est seulement à la fin des concessions actuelles, entre 2027 et 2033, que l'Etat sera réellement en mesure de remettre à plat la tarification et juge qu'il serait dans son intérêt, comme de celui des usagers, que les concessions ne soient pas prolongées.

La publication de ce rapport intervient après la signature, depuis 2012, de nouveaux contrats de plan entre les sociétés d'autoroute et l'Etat qui prévoient l'allongement de la durée des concessions en échange de 3,6 milliards d'euros d'investissement.

Ce plan, qui est en attente d'un feu vert de la Commission européenne, est critiqué par l'Autorité de la concurrence qui le juge "défavorable en l'état à la concurrence comme à l'intérêt du concédant et des usagers".

Les sociétés d'autoroutes françaises sont contrôlées par Vinci (ASF, Escota et Cofiroute), Eiffage (APRR et Area) et l'espagnol Abertis (Sanef, SAPN).

sources : Reuters

lundi 21 juillet 2014

Pub Vinci Autoroutes : un message vicié, dénué d'éthique et finalement très agaçant

Dans la série: "y a pas que nous que ça énerve ...":
 
Ces dernières semaines, une pub pour le télépéage des autoroutes Vinci tourne en boucle sur toutes les radios. Avec la voix d'Antoine de Caunes, elle met en scène Vincent, un automobiliste qui est "malin car devant nous". Pour l'auteur de l'article, ce message est très agaçant. Voici son coup de gueule sur le site du Nouvel Obs: lien

 

jeudi 3 juillet 2014

Départs en vacances : les autoroutes les plus chères de France

A l'occasion des grands départs, Capital.fr dresse la liste des kilomètres d'autoroutes les plus onéreux de France. Et vous dit comment payer moins.

Avec les grands départs, va recommencer le grand racket. Depuis 10 ans, les prix des péages ne cessent en effet d'augmenter. Entre février 2004 et février 2014, la hausse a été de 21,73 %. Le tout avec la complicité tacite de l’Etat, bien content de toucher 40% des 8,5 centimes d’euros que rapporte en moyenne chaque kilomètre d’autoroute. D’autant que ce ne sont pas les voies à péage qui manquent : on en compte plus de 8.000 kilomètres à travers nos campagnes

la suite sur le site de Capital.fr : lien


dimanche 29 juin 2014

A8 : deux salariés d'Escota blessé, leur camionnette percutée sur la voie de travaux



Pour des raisons encore indéterminées, une conductrice au volant d'une fourgonnette a heurté de plein fouet un fourgon de la société Escota dans lequel se trouvaient deux techniciens. La violence du choc a projeté le véhicule sur une trentaine de mètres.



Si la conductrice et un employé n'ont qu'été que très légèrement blessé, en revanche le second employé a été sérieusement blessé aux membres inférieurs et supérieurs. Les trois victimes ont été transportées dans les services d'urgence de l'hôpital intercommunal Bonnet à Fréjus. Selon les premiers éléments de l'enquête, les hommes d'Escota aux chasubles jaunes s'apprêtaient à effectuer une opération d'élagage des arbres sur les bords de l'autoroute. Comme de coutume, un périmètre de sécurité avait été installé en amont.

Pour quelles raisons, la conductrice a-t-elle perdu le contrôle de son véhicule ? Est-ce un malaise ou en raison de la pluie qui tombait sur le secteur en ce début de matinée ? Une enquête a été ouverte par les gendarmes du peloton autoroutier du Luc.

sources : Var Matin