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mercredi 22 janvier 2014

Vinci : Reprise des travaux des deux grands projets autoroutiers en Grèce



Vinci a annoncé lundi matin la reprise de la construction de l'autoroute reliant Athènes à Tsakona (365 km) et de la section autoroutière reliant le golfe de Maliakos à Kleidi (240 km).

Le groupe, qui menait depuis trois ans un « travail intensif avec l’État Grec et ses partenaires financiers », précise qu'« une restructuration en profondeur de ces deux projets en concessions a permis de mener à bien leur refinancement en décembre 2013, avant de redémarrer les travaux dès le début de l’année 2014 ». 

Les deux projets représentent un investissement total de 3,1 milliards d’euros (Athènes-Tsakona : 1,8 milliard d’euros, Maliakos-Kleidi : 1,3 milliard d’euros).
Vinci Concessions est actionnaire à hauteur de 30 % de la société Olympia Odos, concessionnaire du premier ouvrage, et à hauteur de 15 % de la société Aegean Motorway, concessionnaire du second.

La mise en service est prévue d’ici fin 2015.

Vinci, Strabag et Aktor construiront ensemble une autoroute en Roumanie



Le consortium qui rassemble Vinci Concessions, Strabag et Aktor, a été désigné concessionnaire pressenti par le ministère des Transports et des Infrastructures roumain pour la construction d'une portion d'autoroute de 54 km entre Comarnic et Brasov, dans le centre du pays.

 "Le consortium Vistrada a gagné l'appel d'offres. En ce moment ont lieu les discussions avec des banques commerciales pour financer le projet. Nous devrions pouvoir signer le contrat d'ici au 20 avril", a simplement déclaré le Premier ministre roumain, Victor Ponta. Désigné "concessionnaire pressenti" en décembre 2013, l'équipe qui rassemble le français Vinci Concessions (37,5 % des parts et mandataire), l'autrichien Strabag (37,5 %) et le grec Aktor (25 %), construira donc une portion d'autoroute de 54 km en plein cœur de la Roumanie d'ici à 2017, pour un montant de 1,8 Mrd €. Leur offre a été préférée à celles de China Communication Construction Company (Chine), d'UMB Spedition-Technostrade (Roumanie) et d'Impregilo-Salini (Italie).

D'autres contrats autoroutiers roumains
Le contrat, de type partenariat public-privé d'une durée de 29 ans, prévoit la conception, le financement, la construction, l'exploitation et la maintenance d'une section d'autoroute traversant les Carpates. La rémunération des trois membres du consortium sera assurée sous forme d'une redevance annuelle versée par le concédant, la Compagnie nationale des autoroutes et des routes nationales de Roumanie (CNADNR). Cette autoroute A3 sera la principale connexion entre Bucarest, la capitale, et la Transylvanie vers la Hongrie. Les travaux, qui devraient débuter à la fin du mois d'avril, s'étaleront sur trois ans. Ils seront conduits par Vinci Construction Grands Projets (mandataire), Vinci Construction Terrassement, Strabag et Aktor et comprendront la réalisation de trois échangeurs majeurs, de 19 viaducs, 15 ponts et 3 tunnels bitubes d'une longueur totale de 19,4 km. Vinci avait déjà remporté un contrat pour construire cet axe routier il y a plusieurs années, mais l'entreprise "l'avait dénoncé en 2010, sur fond de polémique sur le coût des travaux", explique l'AFP.

Le groupe de BTP français et ses deux partenaires européens, s'étaient également portés candidats pour un second projet d'autoroute en Roumanie, entre Craiova et Pitesti, dans le sud du pays. Ce contrat, d'un montant de 2 Mrds €, consiste à réaliser une portion de 121 km. Le consortium est opposé à une équipe espagnole (Obrascon Huarte Lain/OHL ZS), une entreprise chinoise (China Communications Construction Company), au tandem Italien (Impregilo-Salini), à une société turque (Dogus Insaat Ve Ticaret), au consortium roumain (Spedition UMB/Technostrade/Vectra Service) et au français Egis Project.

sources : batiactu

 

mardi 21 janvier 2014

les sénateurs communistes proposent de nationaliser les 12 sociétés d'autoroutes

Proposition de loi relative à la nationalisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes et à l'affectation des dividendes à l'agence de financement des infrastructures de transports

lire le fichier : ici 

lundi 6 janvier 2014

Vinci rachète la participation de Colas...

... et contrôle la totalité de Cofiroute

La major du BTP va racheter à Colas, filiale de Bouygues, sa participation de 16,67% dans le concessionnaire d'autoroutes. Le montant de la transaction sera d'au moins 780 millions d'euros. Une opération satisfaisante pour les deux parties.

Créé en 1970, Cofiroute exploite aujourd’hui 1100 km d’autoroutes dans l’ouest de la France (A11, A81, une partie de l’A10, A28, A85, etc.), ainsi que le Duplex A86 en région parisienne. La société est aussi présente aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Son chiffre d’affaires en 2012 a atteint 1,33 milliard d’euros. A l'origine, Cofiroute avait comme actionnaires les grandes « majors » du BTP français : SGE (devenu Vinci), Colas, Fougerolle (devenu Eiffage) et GTM.
Au fil du temps, Vinci s’est imposé comme l’actionnaire prédominant, en fusionnant avec GTM en 2000 puis en rachetant à Eiffage en 2007 sa participation de 17,1%,ce qui lui a donné plus de 83% du capital. L’acquisition de la part de Colas, la division routière de Bouygues, lui permettra d’être seul maître à bord de sa filiale. Même sans délivrer beaucoup de croissance, Cofiroute reste une formidable machine à cash, dégageant en 2012 une marge opérationnelle de 45% et une marge nette de 22% ! La fin de la concession est prévue pour 2031 (2086 pour l’A86), ce qui assure encore à Vinci quelques belles années de remontée de trésorerie.  

Pour Colas, en revanche, Cofiroute n’a jamais été un actif stratégique. Le communiqué annonçant la cession à Vinci qualifie d’ailleurs cette participation de « financière ». Martin Bouygues a toujours dédaigné la concession d’autoroutes, en parlant comme d’un métier de rentier.

Cofiroute apportait certes à Colas un revenu récurrent de 50 millions d’euros par an, mais le prix de cession convenu avec Vinci - entre 780 et 800 millions selon la réalisation de certaines hypothèses opérationnelles en 2014-2015 - apparaît satisfaisant dans le contexte actuel. Le produit de l’opération, qui sera conclue au plus tard le 31 janvier 2014, permettra d’assurer le dividende 2013 (versé l’an prochain) de la maison-mère Bouygues ou peut-être de financer la guerre des prix dans les télécoms. 

sources : lerevenu.com

Péage automatique pour les sociétés autoroutières

Le Conseil d'Etat a rejeté les plaintes des sociétés concessionnaires d'autoroutes en France. Place à une augmentation de 50% de la redevance versée à l'Etat !

Le retour de balancier. Le Conseil d'Etat a rendu un jugement injustement méconnu le 16 décembre dernier : il a rejeté "les requêtes des sociétés Escota et Arcour" qui exploitent chacune une partie des chaussées françaises. Ces requêtes visaient le décret du ministère de l'Ecologie paru le 29 mai 2013. 

Celui-ci institue une hausse de la redevance domaniale que les sociétés concessionnaires d'autoroutes versent chaque année : "Il conduit à une augmentation de la redevance de plus de 50%" se plaignait l'Asfa, l'association des sociétés concessionnaires ce 29 mai. Et de prévenir dans le même communiqué que l'affaire n'en resterait pas là... 

Ce sont donc les sociétés Escota et Arcour, et non l'Asfa, qui ont décidé d'attaquer ledit décret auprès des autorités compétentes. La réponse du Conseil d'Etat a été presque aussi limpide qu'un rapport de la Cour des comptes. Le Conseil a en effet considéré que les sociétés d'autoroutes retirent des "avantages" de l'occupation de l'espace public, et qu'elles ne peuvent, pas conséquent, "se prévaloir d'une espérance légitime à la stabilité de la redevance d'occupation du domaine public". 


Agacé de voir son loyer réévalué, la société Escota avait eu droit aux honneurs du dernier rapport de la Cour des comptes portant sur le prix des péages. C'était en juillet 2013 : "D'après les données communiquées par le ministère chargé des transports, le foisonnement a persisté jusqu'en 2007 pour ASF et 2008 pour Escota, malgré les engagements pris par le ministère chargé des Transports de mettre fin à cette pratique, et sans donner lieu à une récupération" expliquaient les magistrats.   


A toutes fins utiles, le foisonnement est une pratique qui consiste à maximiser les profits lors des hausses de tarifs de péage, une bien vilaine manie qui avait été dénoncée avec virulence par la Cour des comptes peu après la privatisation des sociétés d'autoroutes en 2006. A l'époque, après avoir nié benoitement, les ASF, Escota et autres APRR s'étaient engagées à ne plus procéder de la sorte...

sources : largus.fr