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lundi 27 février 2017

Ils voyageaient presque à l'oeil sur l'A 10

Les deux entrepreneurs avaient imaginé un système leur permettant d’avaler les kilomètres d’autoroute presque sans bourse délier.
Tribunal correctionnel de Tours
Quand on fraude 594 fois, on peut être qualifié… de récidivistes. Aleksandar et Goran, deux Macédoniens domiciliés à La Riche, ont été jugés dernièrement par le tribunal correctionnel de Tours pour avoir usé et abusé de la technique dite du double ticket de péage.
Les deux hommes tiennent une entreprise dans l'agglomération tourangelle et interviennent sur de nombreux chantiers un peu partout en France.
Afin de limiter les frais généraux, ils avaient pris l'habitude, lorsqu'ils utilisaient les camionnettes de la société ou l'Audi A4 de l'un d'entre eux, de retirer deux billets au lieu d'un seul. L'un était utilisé tout à fait normalement, le second dans un laps de temps où il était encore valable mais pour acquitter un trajet que l'on prétendait limité à la sortie prochaine alors qu'il avait permis d'effectuer des centaines de kilomètres.
Nous n'insisterons pas d'avantage sur le modus operandi – « Il ne manquerait plus que ça fasse des émules », ironise le procureur Albisetti – mais les chiffres donnés par le tribunal font, en effet, « rêver » : 2,80 € pour un Paris-Monnaie au lieu de 22,20 € quand on est honnête, ça fait une différence.
« Une différence de 23.502, 80 € si on totalise l'ensemble des trajets réalisés entre mai 2013 et avril 2016 », indique l'avocate de Cofiroute.


 

dimanche 11 décembre 2016

Autoroutes : hausse des accidents mortels liés à l'inattention, campagne de l'ASFA contre le téléphone au volant




Si l'inattention était impliquée dans 4% des accidents mortels avant 2010, elle représente aujourd'hui 17% des cas. Un forte croissance que l'on peut notamment imputer à l'explosion de l'utilisation du téléphone au volant. Face à cette importante évolution, l'ASFA, l'association, lance une campagne de sensibilisation pour rappeler aux conducteurs de rester concentrés sur la route.

L'AFSA a ainsi mené une enquête auprès de 2.000 conducteurs afin de dresser un portrait des comportements d'aujourd'hui. Comme à chaque à fois dans ce type d'enquête, les personnes interrogées avouent majoritairement qu'elles téléphonent au volant (57%). Elles sont également près d'un tiers à consulter leurs SMS, mails et autres notifications.

20 % des sondés précisent même qu'il leur arrive d'envoyer des messages. Une proportion qui est deux fois plus importante chez les 25-35 ans. Mais l'autre évolution de comportement concerne les professionnels qui profitent davantage de ces connexions pour poursuivre leur travail et sont plus d'un tiers à envoyer des messages pendant leurs trajets pros. Les accidents de la route restent d'ailleurs la première cause de mortalité au travail en France.

S'il ne faut que quelques secondes pour lire un message, l'ASFA tient à rappeler qu'à 130 km/h, un véhicule parcourt 170 mètres en 5 secondes. Ce sont ainsi 170 mètres pendant lesquels le conducteur ne regarde pas la route.

Pour alerter les usagers sur ces comportements à risque, l'ASFA lance une campagne de prévention entièrement digitale autour du slogan "Le téléphone, on l'oublie !" et du hashtag #SurAutoroute. 

Le message est relayé sur les réseaux sociaux aux côtés de courtes vidéos montrant les conséquences de la déconcentration au volant.

On terminera en rappelant que l'usage ou la manipulation d'un téléphone portable pendant la conduite d'un véhicule est puni d'une amende de 135 euros et d'un retrait de 3 points sur le permis de conduire.

voir la vidéo du simulateur sur le site le repaire des motards : lien

Sécurité routière : le portable, fléau mortel à 130 km/h

Les accidents liés à l'inattention sur autoroute sont quatre fois plus nombreux qu'en 2010. Principal coupable ? Le téléphone, cible d'une campagne d'information.

Une nuit sur autoroute. La chaussée est sèche. Pierre se penche pour changer la musique diffusée par son portable. Sa voiture fait une embardée, part en tonneaux puis s'immobilise sur le toit sur la voie du milieu. Il parvient à s'extraire du véhicule. Mais, derrière lui, un autre conducteur, qui circule à vive allure sur la voie médiane, voit au dernier moment la voiture accidentée, sur le toit tous feux éteints. L'automobiliste la percute puis finit sa course sur la file de droite. Pierre est tué. Sur les 174 personnes décédées l'an dernier sur autoroute, 17 % ont perdu la vie, comme Pierre, à cause d'un moment d'inattention.

C'est ce que révèle une étude réalisée par l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa). Si la somnolence, l'alcool et la vitesse restent les trois principales causes de mortalité sur le réseau autoroutier, l'Asfa constate qu'il y a eu 2016 quatre fois plus d'accidents mortels liés à l'inattention qu'en 2010. Et qui dit inattention dit essentiellement usage du téléphone en conduisant.

Lire la suite sur le site du parisien.fr : lien

Autoroutes : le marché de dupes dévoilé sur le « gel » des péages



Un rapport indique que le prétendu « gel » des tarifs des autoroutes décidé par l’Etat en 2015 rapportera en fait 500 millions d’euros de plus aux grandes sociétés privées qui les exploitent.
Et un scandale de plus dans le dossier déjà épais de la privatisation des autoroutes.  Selon un rapport rédigé par l’Autorité de la régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), le « gel »  des tarifs des péages autoroutiers, décidé en 2015 entre l’Etat et les concessionnaires autoroutiers en plein scandale de la rente constituée sur le dos des usagers, devrait au final gonfler les poches des seconds. Car les hausses des tarifs qui suivront le « dégel » des tarifs, entre 2019 et 2023, permettra aux grandes sociétés de se « refaire » rapidement et abondamment. Au total, calcule l’Arafer, les augmentations devraient en effet rapporter plus d’argent que ce que leur coûte le gel des tarifs, avec une plus-value estimée à un demi-milliard d’euros.

Les rois du bitume font la loi



Pour le porte-monnaie des Français, les années électorales ont parfois du bon. Les hausses des prix réglementés par le gouvernement sont le plus souvent modérées. En vertu de cet adage, les automobilistes devraient se réjouir de la hausse des tarifs autoroutiers de février 2017. Avec +0,76 % en moyenne sur l’ensemble des 8 000 km du réseau exploité par trois groupes internationaux (Vinci avec ASF, Cofiroute et Escota, Eiffage avec APRR et Area, Abertis avec Sanef et SAPN), c’est la deuxième plus faible augmentation depuis une dizaine d’années, après le gel imposé par Ségolène Royal en 2015, et sans doute pour longtemps.



lire la suite sur le site de l'Unsa Sanef : lien