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mercredi 19 août 2015

Vinci Autoroutes va utiliser des drones pour permettre de suivre en temps réel les conditions de circulation.

le patrouilleur bientôt remplacé par les drones ?

Source d’innovation l’autoroute ? A première vue rien de transcendant sur ce long ruban de bitume. Et pourtant, la société Vinci Autoroutes est récemment sortie de la routine en testant le mois dernier l’information trafic en direct "vue de drone". Tout a commencé le 11 juillet dernier avec un survol du péage de Saint-Arnoult sur l’A10 dans les Yvelines.
Le 31 juillet, le drone captait cette fois les images de la circulation en direct au-dessus de la jonction A7/A9, bien connue des vacanciers.
L’objectif pour le concessionnaire du réseau est ainsi de proposer l’info-trafic en direct à ses clients, et ce à des points stratégiques.
Il serait à terme possible de visionner les images en ligne (30.000 connections sur le site lors des deux tests) ou de profiter indirectement des informations du drone qui seront relayées via la Radio Vinci Autoroutes.

"L’autoroute connectée"
En test pour le moment, l’opération sera reconduite. C’est ce que nous a confirmé Olivier Bordry, responsable communication clients et multimédia chez Vinci Autoroutes : "Nous le referons dans des conditions de fort trafic ou peut-être en période hivernale, lors de chutes de neige. Nous avons cette volonté de donner à voir en ligne les conditions de circulation... Cela s’inscrit dans une demande du client d’autoroute connectée".

Sources : autoplus

Drone info trafic : péage de Saint-Arnoult

 

lundi 13 juillet 2015

un mort et un blessé grave dans un accident sur l’A62

Un poids lourd a violemment heurté une camionnette de dépannage des autoroutes. Le conducteur du camion a reconnu qu'il téléphonait au moment de l'accident.

Un accident mortel s'est produit mardi 30 juin, peu après 19 heures, sur l'A 62, aux abords du pont de la D 911, sur la commune de Montesquieu. Un poids lourd de 44 tonnes transportant du poisson et appartenant à la société de transports Atlantique Froid, basée en Vendée, a violemment heurté une camionnette de dépannage d'ASF (Autoroutes du Sud de la France).

Le premier véhicule a tapé la glissière de sécurité avant de se retourner dans le talus en portefeuille. Les pompiers ont dû dépêcher une grue afin de désincarcérer les victimes. Prisonnier de sa cabine, le chauffeur, originaire de Gironde et âgé de 65 ans, était conscient. Blessé, il a été transporté au centre hospitalier d'Agen mais ses jours ne sont pas en danger. Son passager, Eddy Rasfa, un jeune homme de 23 ans originaire de l'Aude, est décédé sur place.

22e victime de la route 
Au moment de l'accident, le conducteur du véhicule ASF venait porter assistance à un autre chauffeur de poids lourd qui avait dû s'arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence pour changer une roue. Il n'était pas à bord lors de l'impact et s'en est sorti indemne. L'enquête a permis de déterminer que le conducteur du camion était en train de téléphoner au moment de l'accident, ce que le sexagénaire a reconnu.
L'autoroute a été bloquée pendant un long moment, occasionnant environ deux kilomètres de bouchons dans le sens Bordeaux-Toulouse. Puis elle a été rouverte sur une voie seulement.
Il s'agit de la 22e victime sur les routes de Lot-et-Garonne depuis le début de l'année, la sixième depuis le début du mois.

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sources et crédit photo : sudouest.fr

 

Un DVD pour protéger les employés en intervention sur les autoroutes



L'autoroute est cinq fois plus sûre que les autres infrastructures routières: le nombre de tués y a été divisé par deux depuis 2000. Mais le personnel qui travaille sur le réseau est, quant à lui, toujours exposé. Les chiffres ne baissent pas, alerte l'ASFA, l'association des Sociétés Françaises d'Autoroutes, qui a rassemblé dans un DVD les témoignages de ceux qui ont été victimes de l'imprudence des usagers de la route.

Ainsi Bernard, Luis, Alexandre, Christian, Jean-Christophe, José, Christelle, tous agents autoroutiers, racontent le moment où leur vie a basculé à cause d'un conducteur. Ce DVD, va être diffusé auprès d'auto-écoles afin de sensibiliser les futurs conducteurs à l'importance d'adapter leur conduite et de redoubler de vigilance quand des hommes et femmes travaillent sur le réseau.

Le nombre d'accidents ne baisse pas
Ainsi, chaque année, 10.700 personnes interviennent sur autoroute, pour plus de 410.000 interventions, destinées à la sécurité des conducteurs. Or en 2014, le nombre des accidents impliquant ces employés en intervention reste quasiment stable, avec 103 accidents en 2014 contre 105 en 2013. Il en est de même pour les accidents corporels: 17 en 2014 contre 16 en 2013. «Le bilan humain reste lourd avec un agent autoroutier tué en 2014, tout comme en 2013. Depuis 2002, 22 agents travaillant sur le réseau autoroutier ont perdu la vie», rappelle-t-on à l'ASFA qui a analysé les situations au cours desquelles le personnel était en danger.

Ainsi, 46 % des accidents surviennent lors d'opérations de balisages de chantier ou d'intervention en urgence pour porter secours aux conducteurs accidentés ou en panne. Par ailleurs, les débords sur la bande d'arrêt d'urgence, en particulier ceux des poids lourds, sont à l'origine de nombreux heurts de véhicules arrêtés pour des motifs de service: 30 % des accidents du personnel autoroutier ont lieu sur la bande d'arrêt d'urgence.

Également l'ASFA a relevé que le non-respect des distances de sécurité entre les véhicules est à l'origine de près de 50 % des accidents avec heurts de FLU (Flèches Lumineuses d'Urgence) et de FLR (Flèches Lumineuses de Rabattement) équipant les fourgons d'intervention pour signaler la neutralisation d'une voie.

«Alcool, drogue, inattention, somnolence et non-respect des limites de vitesse au droit des zones d'intervention sont à l'origine de ces accidents», relève l'ASFA.

sources : le fifi, le gaga, le figaro.fr

Nouveaux recours contre les concessions d'autoroutes

Conclu le 9 avril dernier, l'accord entre l'État et les concessionnaires d'autoroutes (ASFA) suscite la colère de nombreux citoyens. Cinq associations ont déposé en mai et juin deux recours, respectivement adressés au Conseil d'État et au tribunal de l'Union européenne.

Fin 2014, le Premier ministre, Manuel Valls, avait exprimé son intention de parvenir à un accord «gagnant-gagnant». Mais le président de la République, François Hollande, avait finalement prolongé la concession de deux à trois ans selon les cas, en échange d'investissements. Vinci et consorts s'étaient ainsi engagés à effectuer pour 3,2 milliards d'euros de travaux divers et avaient annoncé la création de 10 000 emplois.
C'est cet accord qui constitue la base des deux recours déposés ces dernières semaines.

Alors qu'il sera essentiellement question de détails techniques au Conseil d'État, les débats devraient davantage se concentrer sur le fond devant le tribunal de l'Union européenne.

Les associations y mettront en avant trois points essentiels. L'absence d'obligation de mise en concurrence préalablement à la signature de l'accord. Le fait que l'avis rendu par la Commission considère l'année 1997 comme début des concessions alors qu'elles sont antérieures, et enfin, les bénéfices réalisés par les sociétés exploitantes.

L'accord signé entre l'État et l'ASFA reste très mystérieux, des parlementaires et même la commission développement durable de l'Assemblée n'ont pas pu avoir accès à l'intégralité du dossier.
Si l'ASFA ne s'est pas montrée inquiète suite à ces recours, les associations tablent bel et bien sur une victoire pour au moins relancer le débat.

sources: ladepeche.fr 
 

mardi 9 juin 2015

Moins de patrouilles chez Cofiroute


L'entreprise souhaite diviser par deux le nombre d'agents intervenant sur les voies dans trois régions. Aucun poste n'est supprimé mais les syndicats craignent une détérioration du service.

Les « Petits hommes jaunes » voient rouge. Les agents routiers de Cofiroute, filiale de Vinci Autoroutes, qui interviennent dans
les régions Ile-de-France, Centre et Pays de la Loire, protestent contre une réforme, en test, de leurs conditions de travail.

« C'est notre sécurité et celle des usagers qui est remise en cause », assène Pascal Bigliardo, délégué UNSA du Syndicat national des autoroutes  Les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de Cofiroute ont demandé une expertise sur les impacts. La direction, qui s'oppose à cette demande, a saisi les tribunaux.

Patrouilles divisées par deux
Les agents routiers de Cofiroute sont aujourd'hui deux à circuler en même temps, chacun avec son véhicule, par tranches de huit heures, sur leur secteur d'intervention. Seuls dans leur camion, ils interviennent pour l'entretien des aires de repos mais aussi en cas de panne des usagers, d'accident, de débris sur les voies... La réforme prévoit une seule patrouille. « La nuit, cela diminue la pénibilité pour les agents », souligne la direction. « On joue avec la sécurité, clame Pascal Bigliardo. Lors de la phase de test, vu qu'ils ont plus de distance à couvrir, cinq cas d'endormissement ont été relevés. Et s'il y a deux accidents en même temps, la sécurité des usagers n'est pas assurée. »

Délais d'intervention plus longs
En cas de problème majeur, une patrouille devra prévenir un agent d'astreinte à son domicile. « Avant qu'il aille chercher son camion et arrive, cela prendra au moins une heure. Et les gendarmes arriveront régulièrement avant nous et devront baliser la voie eux-mêmes », déplore Bernard Richard, un autre délégué syndical. « Une seule patrouille, c'est ce qui se fait chez les autres sociétés et cela reste dans le respect de notre contrat avec l'Etat, observe-t-on chez Cofiroute. Et les agents n'auront plus à assurer certaines missions, comme l'entretien des sanitaires. »

Plus de kilomètres à surveiller
Un agent qui gère aujourd'hui 48 km aller-retour sur l'A 10, au départ des Ulis (Essonne), en surveillera 128. Conséquence, la vitesse des patrouilleurs, aux alentours des 100 km/h aujourd'hui, augmentera. « A eux de s'adapter en fonction de ce qu'ils découvrent », avance-t-on chez Cofiroute. « A grande vitesse, c'est impossible de s'arrêter à temps. Nous n'avons le droit de reculer que sur 200 m. Des objets vont rester sur la voie », prévoit Pascal Bigliardo.

Des effectifs en baisse
En quatre ans, 251 emplois consacrés à l'accueil et à la sécurité ont été supprimés chez Cofiroute. « Ce sont des départs non remplacés. Il n'y a pas de licenciement. 90 % de ces postes concernent les agents aux péages, le reste les PC de sécurité. L'effectif des agents routiers reste stable (NDLR : les syndicats parlent d'une baisse de 44 employés qui continuera avec cette réforme) », explique-t-on chez Cofiroute, qui réalise au passage de substantielles économies. Le chiffre d'affaires de Vinci Autoroutes a augmenté, selon son rapport annuel de 2014, de 3,5 %, pour atteindre 4,75 Mds€.