Syndicat National Autonome des Autoroutes
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Unsa – Autoroutes
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jeudi 19 juin 2025
jeudi 5 juin 2025
Autoroutes en France : comment se repartager le jackpot ?
Alors que la fin des concessions au privé arrive à toute allure, l’État doit se racheter. Accusé d’avoir bradé ses bijoux de famille, celui-ci ne se risquera pas en revanche à décréter la gratuité du réseau
À travers la Gascogne et tout au long des 150 kilomètres que compte l’A 65, la plaisanterie veut que seul le flash des radars gendarmesques évite à l’automobiliste de s’assoupir. Abandonnés ou presque à leur sort sur l’une des autoroutes les moins fréquentées du pays, au moins ces 7 500 usagers quotidiens roulent-ils sur du velours. Et de l’or, quand cette tranquillité se paye au prix fort. En l’occurrence 19 centimes du kilomètre de Pau à Langon, plaçant cet axe inauguré voilà quinze ans sur la troisième marche du podium hexagonal (1). Pour autant, davantage encore que les tarifs appliqués aux automobilistes, c’est au manque à gagner par l’État que renvoient toutes les critiques d’un système à bout de souffle, cent fois remis sur l’ouvrage par des politiciens en manque d’imagination ou de gros sous.
Tarifs injustifiés
Alors que les sept principales concessions arriveront vite à leur terme, entre 2031 et 2036, il en est en revanche fini de l’interminable et potentiellement ruineux débat sur un rachat anticipé par l’État. Ainsi l’intitulé de la mission confiée au sénateur Hervé Maurey – « Tenir compte des erreurs du passé pour préparer l’avenir » – définit désormais l’impérieux besoin de revoir les règles du jeu. Tout juste d’ailleurs si le rapport de cet élu centriste ne propose pas que soit enseignée dans chaque école de commerce la privatisation des autoroutes comme l’exemple de ce qu’il ne fallait surtout pas faire.
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Crédits et sources : sudouest.fr
Pas de nationalisation mais un encadrement des prix et des bénéfices utilisés pour décarboner: l'objectif du ministre des Transports pour les autoroutes
Sur Public Sénat ce mardi, Philippe Tabarot réaffirme sa volonté de flécher une partie des bénéfices des péages vers la décarbonation, le réseau routier secondaire et le rail.
Quel avenir pour les concessions exploitées par trois grands groupes (Vinci, Eiffage et l'Espagnol Abertis) qui arrivent à échéance entre 2031 et 2036 et qui génèrent environ 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an?
C'est l'une des grandes questions d'"Ambition France Transports", une série d'ateliers visant à reposer les bases d'un système de financement "durable, robuste et pérenne des transports publics en s'inscrivant dans les contraintes budgétaires".
Interrogé ce mardi sur Public Sénat, Philippe Tabarot, le ministre des Transports souligne la volonté de l'Etat de "revenir au coeur du jeu".
D'ici la fin des concessions qui vont donc s'étaler sur plusieurs années, "on notifie aux sociétés d'autoroutes les travaux qui restent à faire afin qu'ils tiennent leurs engagements".
"Faire payer le juste prix"
Ensuite, s'il n'est pas question de nationaliser les autoroutes, le ministre entend modifier les règles du jeu.
"Il semble qu'à travers les débats, on reparte sur un système concessif mais moins longs que les précédents. Tout le monde peut y trouver sa place, à la fois des sociétés concessionnaires qui peuvent faire des profits mais pas des super profits".
"Il y aura un encadrement de ces péages autoroutiers (...) il faut faire payer le juste prix. Je pense que la meilleure formule c’est d’encadrer le prix des péages, mais quand on utilise une autoroute on doit contribuer à son entretien", souligne Philippe Tabarot.
"Le bénéfice des péages doit aller sur la décarbonation des autoroutes, sur les routes nationales et sur le réseau ferroviaire, on a besoin de 4,5 milliards, nos routes nationales sont dans un mauvais état", poursuit le ministre.
sources et crédits : Bfmtv
vendredi 1 décembre 2023
Prix des péages : les hausses seront comprises entre 2,71 % et 3,87 % en 2024
Un répit (relatif) aux péages. En 2024, la hausse annuelle des prix sur les autoroutes, calculée en fonction de l’inflation, sera « inférieure à 3 % », a assuré ce mercredi sur RMC Clément Beaune, le ministre délégué aux Transports. Cette augmentation — appliquée chaque 1er février — avait déjà été record en 2023 à cause de la hausse générale des prix, atteignant 4,75 % en moyenne.
Derrière ces 3 % prévus l’an prochain se cachent des différences selon les réseaux autoroutiers. D’après nos informations, les hausses seront comprises entre 2,71 % (Cofiroute, ASF et Escota) et 3,87 % (Tunnel du Fréjus). Sur les autoroutes gérées par la Sanef, attendez-vous à des augmentations moyennes de 2,79 %, de 3,02 % sur le réseau APRR, 3,04 % sur AREA, 3,08 % sur SAPN et 3,23 % pour le Tunnel du Mont-Blanc.
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sources : leparisien.fr
dimanche 27 août 2023
Nouvelle taxe sur les autoroutes : les concessionnaires prêts à riposter
Nouvelle taxe sur les autoroutes : les concessionnaires prêts à riposter
Le ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, a récemment indiqué qu'il y a bien "une discussion sur la taxation des sociétés d'autoroute" pour financer la transition écologique.
Alors que le budget 2024 devrait comporter des taxes qui vont concerner les transports les plus polluants, le ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, confirme qu'il y a bien "une discussion sur la taxation des sociétés d'autoroute" pour financer la transition écologique et notamment les investissements dans l'infrastructure ferroviaire. S'il assure que cette éventuelle nouvelle taxe n'aura aucune répercussion sur le prix des péages, les sociétés concessionnaires d'autoroutes voient cela d'un autre oeil.
"Si le gouvernement avance sur cette voie, nous irons au contentieux", a prévenu le président de Vinci Autoroutes et vice-président de l'Association professionnelle des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa), Pierre Coppey, interrogé par 'Les Echos'. Sanef-SAPN (Abertis) a également prévenu qu'elle ne se laissera pas faire.
De son côté, Philippe Nourry, le président des concessions autoroutières d'Eiffage en France (APRR-Area), avait déjà évoqué mi-juillet la possibilité d'attaquer le gouvernement en cas de mise en place d'une surtaxe. "Nous attaquerons. Nous ferons tout pour faire respecter le droit et nos contrats, qui sont clairs sur le sujet : nous avons une protection fiscale dédiée", avait-il assuré au 'Figaro'. "L'Etat ne peut pas augmenter les taxes et impôts spécifiques à notre secteur sans compensation", avait-il ajouté.
Les sociétés d'autoroutes réclament une "neutralisation"
Les sociétés d'autoroutes, qui rappellent que leurs seuls actifs sont les contrats qu'ils ont conclus avec l'Etat - ce qui leur permet de s'endetter -, font valoir que toute augmentation de la fiscalité devrait être neutralisée. Cette neutralisation pourrait se traduire par une augmentation des tarifs pour les automobilistes, une prolongation de la durée des concessions ou encore un remboursement de la taxation.
Néanmoins, le cabinet de Clément Beaune a expliqué aux 'Echos' que les contrats en vigueur ne prévoient pas "la neutralisation de toute augmentation de fiscalité", précisant que "les clauses dites 'de stabilité du paysage fiscal' ne s'appliquent que dans certaines conditions et notamment que sur la fiscalité 'propre' ou sectorielle, par opposition à la fiscalité générale".
"Aucun impact sur les péages" selon Clément Beaune
Lundi sur 'franceinfo', Clément Beaune a souligné l'importance d'investir massivement dans la transition écologique. "Et une des sources de financement, c'est de demander aux modes de transport les plus polluants, comme la route et l'avion, de financer les investissements dans le train pour augmenter l'offre et réduire les prix", a-t-il estimé.
Toutefois, le ministre délégué chargé des Transports a souhaité rassurer, affirmant qu'une taxe supplémentaire éventuelle pour les concessionnaires d'autoroutes n'aura "aucun impact sur les péages", qui sont "prévus par des contrats de long terme" entre les sociétés et l'Etat.
lundi 5 décembre 2022
Les Français majoritairement favorables aux 110 km/h sur l’autoroute ?
Alors que le débat sur les 110 km/h sur les autoroutes refait surface, zoom sur la qualité des études estimant que les Français seraient favorables à un abaissement de la vitesse.
Il vous manquait ? Eh bien, il est de retour. Qui ça ? Quoi ça ? Le fameux débat sur la limitation de la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes. Un sujet qui agite le monde de l’automobile depuis des années et des années. À la faveur de la crise et de la transition énergétiques ou du changement climatique, le sujet est de retour au centre des débats.
L’occasion pour nombre de médias ou de cabinets d’études de divulguer de nouveaux travaux et sondages sur la volonté des Français de passer aux 110 km/h sur autoroute. C’est notamment le cas d’un sondage réalisé par l’Ebabe et révélé par Le Parisien. Dans ce dernier, les résultats démontreraient que 68% des sondés (25 000 français interrogés) seraient favorables à une baisse de la vitesse sur autoroute.
Une étude faillible sur les 110 km/h sur autoroute
Un argumentaire imbattable en faveur des 110 km/h ? Pas si vite… En effet, la méthode et les résultats de l’étude sont critiquables. Cette dernière n’a ainsi pas été menée uniquement sur des propriétaires de voitures. Dans ce contexte, que vaut leur avis quant à l’utilisation des autoroutes ?
Statista rappelle également que 6% des automobilistes déclarent ne jamais utiliser l’autoroute. Ils sont 17% à emprunter ces tronçons une fois par mois, 34% à le faire moins d’une fois par mois. Les principaux concernés, utilisant l’autoroute tous les jours ou plus, représentent 11% des automobilistes. De quoi laisser penser que les résultats pourraient être différents, en interrogeant ces derniers.
D’autres travaux du genre sont mal interprétés
Cela n’est pas sans rappeler une étude de l’Ifop, qui rapportait que 60% des Français seraient favorables à réduire leur vitesse à 110 km/h sur les autoroutes. Un travail parfois repris pour justifier la mise en place d’une réduction de vitesse généralisée sur ces tronçons.
Sauf que la question posée aux sondés comportait une précision importante. Elle demandait si ces derniers seraient prêts à réduire leur vitesse à titre personnel afin de réaliser des économies de carburant. Ce qui signifie que cet avis peut changer, suivant l’évolution des prix des carburants par exemple. Là est peut-être le meilleur moyen de contenter tout le monde : laisser le libre choix de rouler à 130 km/h ou non, à qui le souhaite.



