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lundi 17 juin 2019

La très chère autoroute A19 entre Artenay et Courtenay a 10 ans

Il fête cette année ses 10 ans d'existence. Le tronçon de l'autoroute A19 entre Courtenay et Artenay. 

Cet axe qui traverse le Loiret d'est en ouest - tout comme la RD2060 entre Montargis et Orléans - est souvent décrié comme une autoroute avec une faible fréquentation et qui a coûté cher.
 
Très chère autoroute
16 euros 80 pour 100 kilomètres, c’est le coût du péage pour un trajet entre Artenay et Courtenay. Un prix qui a de quoi faire bondir les automobilistes. A près de 17 centimes du kilomètre, l’A19 est l’une des autoroutes les plus chères de France.

Le coût de cette autoroute a été de 802 millions, financé à 90% par Vinci, 5 % par l’Etat et 5% par les collectivités locales. « L’A19 a coûté très cher et pour permettre d’amortir ce montant élevé, la durée de concession est plus longue », explique Pierre Coppey, le PDG de Vinci autoroutes. Arcour, la filiale de Vinci qui gère l'autoroute, s'est vue octroyer la concession de l'A19 pour une durée de 65 ans, jusqu’en 2070.

Une fréquentation en deçà des prévisions

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vendredi 14 juin 2019

Autoroutes : l'Etat veut des péages sans barrières

La loi d'orientation des mobilités défendue par Élisabeth Borne va favoriser le paiement en "flux libre" aux péages. Mais qui va payer les nouveaux équipements?



La voie sera bientôt libre pour entrer et sortir de l'autoroute sans barrière, à condition de lever d'autres obstacles. La loi d'orientation des mobilités que la ministre des Transports, Élisabeth Borne, défend à l'Assemblée jusqu'à la fin de la semaine, doit en aplanir. Pour les compagnies d'autoroutes et leurs filiales de télépéage pressées d'élargir leur marché, le principal problème est juridique. Comment dissuader automobilistes et poids lourds de passer à l'œil sans s'être enregistrés? En créant un délit de récidive.

Le texte prévoit qu'après cinq passages sans paiement par an, ce sera 7.500 euros d'amende. Pierre Chasseray, le délégué général de 40 Millions d'automobilistes, n'y voit pas d'inconvénient. "Que celui qui ne paie pas soit sanctionné, c'est normal, estime-t-il. Mais le montant est trop lourd ; ce n'est pas un crime."

Un investissement d'un milliard d'euros
  
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jeudi 13 juin 2019

Mise en deux fois deux voies de la RCEA dans l'Allier : APRR retenu comme concessionnaire par l'Etat

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a désigné, ce jeudi 13 juin le groupement composé des sociétés Eiffage SA et APRR, dont Eiffage SA est le mandataire, comme « concessionnaire pressenti unique » de l'aménagement de la RCEA dans l'Allier. 


Le Gouvernement a enfin fait connaître son choix, et c'est peu dire qu'il était attendu. La Ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui rappelle, dans un communiqué, que «la sécurisation de la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA), qui constitue une priorité de la programmation des investissements», annonce ce jeudi 13 juin avoir désigné le groupement composé des sociétés Eiffage SA et APRR, dont Eiffage SA est le mandataire, comme « concessionnaire unique ». APRR est déjà le concessionnaire de l'A6 et de l'A71. 

Pour rappel, en 2013, l’État avait décidé de la réalisation des aménagements nécessaires sur cet axe dans l’Allier par la voie d’une mise en concession. La procédure d’attribution du contrat de concession a été lancée en avril 2017, à la suite de la déclaration d’utilité publique du projet publiée le même mois. Cinq groupements avaient été autorisés à remettre des offres pour ce projet. Suite à leur analyse, il avait été demandé la remise d’offres améliorées par les deux meilleurs groupements candidats de ce premier tour.

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jeudi 21 juin 2018

L'autoroute rêve d'un rôle plus grand dans le transport collectif

Les concessionnaires autoroutiers ont présenté mercredi une batterie d'innovations pour que l'autoroute ne soit plus seulement vue comme un mode de transport individuel mais aussi comme une réponse aux défis actuels du transport collectif.

Avec en ligne de mire la future loi d'orientation sur les mobilités (LOM), qui doit traiter le délicat sujet du financement des infrastructures de transport et donner la priorité à l'amélioration des dessertes du quotidien, l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa) a organisé un colloque sur "le défi de la mobilité périurbaine".

L'objectif était d'expliquer que les autoroutes, conçues à l'origine pour les parcours interurbains, pouvaient aussi répondre aux problèmes de congestion ou d'absence de desserte autour des villes.

Et en préambule du colloque, dans un contexte de pénurie de financements publics, l'administration a tendu la main aux opérateurs privés.

"L'Etat s'attend à ce que vous saisissiez pleinement (cette opportunité) en assumant le rôle stratégique qui vous a été confié depuis plusieurs décennies, tout en veillant à ce que cela s'inscrive dans le cadre sectoriel renouvelé et en tenant compte des attentes sociétales en matière de péages et de concessions", a déclaré Jean Le Dall, directeur de l'administration des infrastructures de transport (DGITM).

Les concessionnaires ont répondu avec une étude soulignant le potentiel de plusieurs axes autoroutiers pouvant servir, sur des portions réservées, aux voitures en autopartage ou à des lignes de bus express pour améliorer les flux à destination des centres-villes ou des bassins d'emploi en périphérie.

En Espagne, certaines autoroutes vont devenir gratuites

Les concessions qui arrivent à échéance prochainement ne seront pas renouvelées. Les voies passeront sous gestion publique.

Fin de péage sur les autoroutes espagnoles. Le ministre des Transports et de l'Aménagement du territoire, José Luis Ábalos, a lâché une bombe ce début de semaine. Il a annoncé que les concessions des voies à péage arrivant prochainement à échéance ne seront pas renouvelées. On ignore encore le mode de financement prévu, mais la nouvelle dynamite l'horizon des concessionnaires, parmi lesquels le propriétaire de Sanef en France, le groupe Abertis, qui se trouve actuellement au coeur d'une  procédure d'OPA lancée conjointement par l'Italien Atlantia et l'Espagnol ACS .

« Nous avons décidé de lever le péage, nous agirons en cohérence avec nos engagements et les propositions faites au Sénat afin que ces autoroutes soient incorporées au réseau public », a simplement annoncé le ministre sans donner plus de détails.

La mesure devrait affecter directement trois tronçons qui totalisent 552 kilomètres et représentent à eux seuls 21 % des autoroutes payantes du pays (2.550 km au total). Le premier concerné est celui de Burgos-Armiñon, sur la AP-1, qui relie Burgos à la frontière française en passant par le Pays basque. La concession, aux mains d'Itinere, s'achève le 30 novembre prochain au terme de 50 ans. L'an prochain, ce sera le tour des segments de Séville-Cadix sur la AP-4 en Andalousie, et de Tarragone-Alicante sur la AP-7 le long de la côte méditerranéenne, tous deux gérés par Abertis et dont les concessions tombent au 31 décembre 2019.