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jeudi 5 juin 2025

Autoroutes en France : comment se repartager le jackpot ?

Alors que la fin des concessions au privé arrive à toute allure, l’État doit se racheter. Accusé d’avoir bradé ses bijoux de famille, celui-ci ne se risquera pas en revanche à décréter la gratuité du réseau

À travers la Gascogne et tout au long des 150 kilomètres que compte l’A 65, la plaisanterie veut que seul le flash des radars gendarmesques évite à l’automobiliste de s’assoupir. Abandonnés ou presque à leur sort sur l’une des autoroutes les moins fréquentées du pays, au moins ces 7 500 usagers quotidiens roulent-ils sur du velours. Et de l’or, quand cette tranquillité se paye au prix fort. En l’occurrence 19 centimes du kilomètre de Pau à Langon, plaçant cet axe inauguré voilà quinze ans sur la troisième marche du podium hexagonal (1). Pour autant, davantage encore que les tarifs appliqués aux automobilistes, c’est au manque à gagner par l’État que renvoient toutes les critiques d’un système à bout de souffle, cent fois remis sur l’ouvrage par des politiciens en manque d’imagination ou de gros sous.

Tarifs injustifiés

Alors que les sept principales concessions arriveront vite à leur terme, entre 2031 et 2036, il en est en revanche fini de l’interminable et potentiellement ruineux débat sur un rachat anticipé par l’État. Ainsi l’intitulé de la mission confiée au sénateur Hervé Maurey – « Tenir compte des erreurs du passé pour préparer l’avenir » – définit désormais l’impérieux besoin de revoir les règles du jeu. Tout juste d’ailleurs si le rapport de cet élu centriste ne propose pas que soit enseignée dans chaque école de commerce la privatisation des autoroutes comme l’exemple de ce qu’il ne fallait surtout pas faire.

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Crédits et sources : sudouest.fr

Pas de nationalisation mais un encadrement des prix et des bénéfices utilisés pour décarboner: l'objectif du ministre des Transports pour les autoroutes

Sur Public Sénat ce mardi, Philippe Tabarot réaffirme sa volonté de flécher une partie des bénéfices des péages vers la décarbonation, le réseau routier secondaire et le rail.

Quel avenir pour les concessions exploitées par trois grands groupes (Vinci, Eiffage et l'Espagnol Abertis) qui arrivent à échéance entre 2031 et 2036 et qui génèrent environ 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an?

C'est l'une des grandes questions d'"Ambition France Transports", une série d'ateliers visant à reposer les bases d'un système de financement "durable, robuste et pérenne des transports publics en s'inscrivant dans les contraintes budgétaires".

Interrogé ce mardi sur Public Sénat, Philippe Tabarot, le ministre des Transports souligne la volonté de l'Etat de "revenir au coeur du jeu".

D'ici la fin des concessions qui vont donc s'étaler sur plusieurs années, "on notifie aux sociétés d'autoroutes les travaux qui restent à faire afin qu'ils tiennent leurs engagements".

"Faire payer le juste prix"

Ensuite, s'il n'est pas question de nationaliser les autoroutes, le ministre entend modifier les règles du jeu.

"Il semble qu'à travers les débats, on reparte sur un système concessif mais moins longs que les précédents. Tout le monde peut y trouver sa place, à la fois des sociétés concessionnaires qui peuvent faire des profits mais pas des super profits".

"Il y aura un encadrement de ces péages autoroutiers (...) il faut faire payer le juste prix. Je pense que la meilleure formule c’est d’encadrer le prix des péages, mais quand on utilise une autoroute on doit contribuer à son entretien", souligne Philippe Tabarot.

"Le bénéfice des péages doit aller sur la décarbonation des autoroutes, sur les routes nationales et sur le réseau ferroviaire, on a besoin de 4,5 milliards, nos routes nationales sont dans un mauvais état", poursuit le ministre.

sources et crédits : Bfmtv